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Interview : Maison RCLV-Noémi, comment ça s’est passé depuis le 16 mars ?

La période de confinement que nous venons de traverser, et dont nous ne sommes pas totalement sortis, est un vrai challenge pour les familles et ceux qui les accompagnent au quotidien.
Aglaé Gautier, responsable de la Maison RCLV Noémi nous explique comment, pendant cette période, elle a entretenu le lien avec les familles qu’elle accompagne habituellement.

Que s’est-il passé avec le confinement ?
Comme pour les écoles ou les crèches, la rupture a été soudaine.
Sans les temps de rencontre et les activités proposées à la Maison Noémi pour créer du lien, il a fallu nous rendre disponibles autrement pour la quinzaine de familles habituées de la Maison.

La plupart des familles nous connaissent depuis l’ouverture de la maison et un climat de confiance s’est instauré,

Une partie d’entre elles a pris contact spontanément avec moi par téléphone et SMS.
J’ai laissé passer un peu de temps, environ 2 semaines, avant de contacter les familles dont je n’avais pas de nouvelles. 
La plupart des familles nous connaissent depuis l’ouverture de la maison et un climat de confiance s’est instauré, ça a fortement contribué à faciliter les échanges même à distance.

Quelles sont les besoins des familles dans une période comme celle-ci ?
A la base nous abordons des questions très concrètes en matière d’éducation, d’organisation, de cadre de vie… tous ces sujets ont été décuplés avec l’arrivée du confinement.

Un contexte qui leur fait peur et les fait de mettre en surprotection de leurs enfants.

Les 2 sujets les plus compliqués pour ces familles qui sont pour la plupart dans des situations de précarité :
– Un contexte qui leur fait peur et les fait de mettre en surprotection de leurs enfants. Certains ne voulaient plus sortir de chez eux et encore moins avec leurs enfants.
– L’enjeu sur le suivi scolaire : les parents ont besoin d’être rassurés. Tous les parents n’ont pas la capacité à aider leurs enfants. Il a fallu leur redire qu’ils ne sont pas professeurs, que le plus important c’est de préserver la relation avec leurs enfants et ne pas entrer en conflit en voulant trop bien faire. L’autre point est aussi de faire descendre la pression sur les contraintes matérielles liées au suivi de l’école. 

Concrètement comment se passent les échanges ? 
Il s’agit surtout de rassurer, de répondre aux questions mais également de les aider à redonner un cadre au quotidien, des rites et des rythmes alors que tout est bousculé.
J’essaie également à chaque fois d’avoir un contact avec les enfants, de voir comment ils vont.
Les familles sont extrêmement reconnaissantes d’avoir pu garder ce lien.

Et dans la durée ? Quels sont les points de vigilance ?
Le premier est l’aspect économique. Il s’agit souvent de familles en grande précarité et la situation ne va pas s’arranger spontanément. J’essaie de voir si elles ont bien accès à de l’aide par les services sociaux, les mairies… pour les besoins les plus élémentaires.

ce retour n’est pas un simple retour comme après une période de vacances

Et la sortie du confinement ? Comment ça s’organise ? 
La maison Noémi va pouvoir accueillir à nouveau du public à partir du 18 mai, uniquement en rendez-vous individuels et avec toutes les précautions sanitaires nécessaires.

Et il y a beaucoup à faire pour ce retour qui n’est pas un simple retour comme après une période de vacances.
Il s’est passé beaucoup de choses : chaque famille, chaque parent, chaque enfant a vécu le confinement différemment. Et nous devons nous préparer à accueillir et accompagner des situations très diverses.

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